Extrait de la publication Stratégie d’Investissement du mois d’août 2009 :
La récession s’atténue
Un scénario économique plus favorable à court terme se met peu à peu en place comme en témoigne la révision à la hausse des perspectives de croissance pour 2010. Le phénomène est surtout observable pour l’économie américaine où les prévisionnistes privés et la Fed se rejoignent pour envisager une amélioration de l’activité au second semestre 2009. Des éléments de stabilisation de l’activité industrielle et, dans une moindre mesure, du marché immobilier commencent en effet à apparaître. La reprise des économies émergentes a surpris par son dynamisme, particulièrement en Asie, et a encouragé les observateurs à réajuster à la hausse les perspectives pour les prochains trimestres. Les politiques monétaires et fiscales ont été un facteur de soutien très important dans la reprise asiatique et leurs effets devraient se prolonger dans les prochains mois.
Des résultats trimestriels bien perçus
Les résultats des entreprises américaines pour le deuxième trimestre se révèlent meilleurs qu’attendu dans leur ensemble. Même s’ils reposent pour l’essentiel sur des efforts de réduction des coûts plutôt que sur une hausse des chiffres d’affaires et que les commentaires des chefs d’entreprise restent très prudents, ces chiffres donnent lieu à une révision haussière des perspectives bénéficiaires. D’autre part, la publication des résultats a été saluée par les investisseurs comme le montre la hausse de 8 % de l’indice MSCI AC World depuis le 3 juillet, date de notre précédent comité.
Visibilité accrue sur les actions à court terme
Les éléments macro comme microéconomiques semblent ainsi fournir un environnement un peu plus propice aux actions et au crédit Investment Grade. En ce qui concerne les craintes sur les conséquences du retour à des politiques monétaires plus « normales », le discours des Banques centrales commence à s’affiner et Ben Bernanke a paru convaincre de la capacité de la Fed à mener à bien sa stratégie de sortie sans trop de heurts. La « gestion » par les autorités monétaires de la sortie des politiques ultra accommodantes constituait un risque potentiel important et mal identifié (craintes inflationnistes ou, au contraire, coup de frein trop brutal).
L’horizon, à deux ou trois mois, paraît ainsi un peu plus dégagé pour les actifs risqués même si certains marchés commencent à être surachetés et si l’enthousiasme des investisseurs face aux « bonnes nouvelles » pourrait s’émousser en cas de déceptions par rapport aux attentes de plus en plus positives sur une économie, qui, pour l’instant, continue de se contracter à l’image du PIB américain en baisse de 3,9 % en glissement annuel au 2e trimestre.
Nous conservons notre biais légèrement positif sur les marchés actions. A plus long terme, certaines inquiétudes vont ressurgir. Elles concerneront le rythme de croissance de l’économie mondiale dans les prochaines années, qui risque d’être limité par le processus de désendettement et des politiques fiscales et monétaires moins accommodantes l’an prochain. Nous pensons que cette préoccupation ne sera intégrée que plus tard, peut-être à l’automne ou même à la fin de l’année quand les stratégies pour 2010 seront mises en place.
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A propos de…
La publication mensuelle Stratégie d’Investissement présente les choix d’allocation d’actifs mis en œuvre au sein de BNP Paribas Asset Management. La stratégie d’investissement résulte du suivi et de l’analyse de nombreux facteurs (conjoncture économique, croissance bénéficiaire et ratios financiers, outils de valorisation des marchés, indicateurs techniques…).